•  
  •  
  •  
  •  
  •  

Monsieur et Madame tout le monde qui envisagez de changer de voiture, vous n’êtes pas au bout de vos peines. La flambée des prix du neuf sur le marché consécutif à l’effondrement du dinar par rapport à l’euro, au dollar et au yen a déjà commencé à impacter sur votre décision d’achat. En témoigne d’ailleurs le recul de 21% des ventes de voitures neuves au cours du mois de septembre 2017.

Cette hausse des prix n’est d’ailleurs pas pour plaire aux concessionnaires automobiles qui sont parfaitement conscients du fait que les tarifs qu’ils pratiquent actuellement sont tout bonnement dissuadant. Ils savent pertinemment que la situation ne profite pas à leur business, bien au contraire.

Le problème du glissement du dinar ne fait que s’ajouter à la somme de nouvelles difficultés que connaît le secteur de la vente automobile en Tunisie puisque le ministère de tutelle a finalement décidé de réduire de 10% le volume annuel d’importation de voitures pour l’année 2017 (par rapport à 2016) après avoir accordé aux concessionnaires des quotas au lance-pierres (par tranches de 25% puis par une dernière tranche de 15% tout récemment pour finir l’année).

Le projet de Loi de Finances pour l’année 2018 a, lui aussi, jeté de l’huile sur le feu. Les décisions qui y figurent ne sont pas pour arranger les choses. Les droits de consommation pourraient augmenter de 4 à 22% pour les véhicules particuliers (pour les moteurs essence en fonction de leur cylindrée) et de 10 à 16% (pour les diesel). Quant aux véhicules utilitaires provenant des marchés non-européens, leurs droits de douane pourraient être augmentés de 15%. Ceci outre la majoration de 1% de la TVA.

On est donc loin de l’enthousiasme qui prévalait il y a encore quelques mois quand la profession avait entrevu la possibilité de voir se libéraliser la vente des véhicules ayant une cylindrée de plus de 1.6L ainsi que les véhicules utilitaires.

Les concessionnaires s’estiment cependant heureux du fait que la rumeur stipulant que l’IS (impôt sur les sociétés) annuel à payer passerait de 25 à 35% en 2018 s’est finalement avérée infondée. Maigre consolation.

Hédi HAMDI

Editorial paru dans Sayarti N°28 en version magazine. Oct/Nov 2017. Disponible en kiosques.

 


  •  
  •  
  •  
  •  
  •